Twil et la farce toute douce
Klaar om te beluisteren· Hoofdstuk 1 van 3
Twil et la farce toute douce
2+8 minfr
Klaar om te beluisteren
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7:55
Hoofdstukken
  • 1Le chapeau du champignon2:33
  • 2Deux brins d'herbe et une plume2:25
  • 3Les étoiles dans la flaque2:57
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Tekst van het verhaaltje

Le chapeau du champignon
Twil et la farce toute douce

La forêt s'endormait tout doucement. Le soleil avait glissé derrière les grands sapins, et le ciel était devenu bleu foncé — un bleu de velours. Entre deux racines, une petite lumière bougeait… C'était Twil. Un lutin haut comme trois noisettes, avec un bonnet de mousse et des yeux qui riaient toujours.

Ce soir, Twil avait une idée. Trois idées, même. Trois farces toutes douces — de celles qui ne font jamais pleurer personne, seulement sourire. Il compta sur ses doigts, très sérieusement. Un. Deux. Trois. Puis il se pencha vers le sol, et se mit à chercher quelque chose de rond, de brillant, et de tout petit.

Au pied d'un bouleau poussait un champignon. Son chapeau était large, beige, un peu bosselé — comme un vieux parapluie oublié dans un couloir. Twil posa la main dessus. C'était frais, et un peu velouté, comme la joue d'un chat endormi. Il souleva le chapeau, sans faire craquer une seule brindille.

Dans l'herbe, une goutte de rosée attendait. Elle était ronde, parfaitement ronde, et dedans on voyait la forêt à l'envers. Twil la souleva entre deux doigts, tout doucement… comme on porte un œuf de mésange. Puis il la glissa sous le champignon, et remit le chapeau bien droit par-dessus.

« Personne ne t'a vue », chuchota Twil à la goutte. « Personne, sauf moi… et celui qui te trouvera demain matin. » Il recula de trois pas, pencha la tête, et regarda son champignon. De dehors, on ne voyait rien du tout. Rien de rien. Juste un champignon tranquille au pied d'un bouleau.

Twil rit — un rire clair, comme un grelot qu'on secoue dans la nuit. Très loin, une chouette lui répondit de sa voix ronde. Le lutin remonta son bonnet sur ses oreilles pointues. Une farce faite. Deux farces à faire. Et la forêt, tout autour, respirait lentement, comme quelqu'un qui va s'endormir.

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